Ce que disent les livres classiques
Le premier sens concerne la montée ordinaire. Dans le Ta’tîr al-anâm, à l’entrée « côte », an-Nâbulsî écrit que toute montée sur une côte, une colline, une terrasse ou autre fait obtenir ce que l’on cherche. Le besoin visé est alors satisfait. Le Muntakhab al-kalâm fî tafsîr al-ahlâm, manuel attribué à Ibn Sîrîn, rattache la montée d’une montagne à une demande que l’on poursuit. Il précise qu’une montée par des marches ou par un chemin sûr rend facile ce que l’on espérait.
La façon de monter compte. An-Nâbulsî écrit que monter tout droit, à la verticale, est une peine sans bien. Al-Ishârât fî 'ilm al-'ibârât d’Ibn Shâhîn rapporte de même que la montée est louable tant qu’elle n’est pas verticale.
La descente prend plusieurs sens. Descendre d’une colline, d’un palais ou d’une montagne signifie que l’affaire recherchée échoue. Dans son Ta’bîr ar-ru’yâ, al-Isbijâbî le formule ainsi : descendre d’une colline ou d’une montagne rend la chose difficile pour celui qui la cherche. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn et an-Nâbulsî portent aussi ce sens.
An-Nâbulsî, à l’entrée « descente », donne un sens plus large. Descendre d’un lieu élevé vers le bas, c’est quitter ce que l’on avait. Il peut s’agir d’une fonction, d’une épouse, d’une religion ou d’une conviction.
Enfin, an-Nâbulsî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn posent une règle générale. Toute montée est une élévation, toute descente un abaissement. Mais le sens peut se retourner. Si la montée annonce un souci, la descente annonce la délivrance. Si la montée annonce une charge, la descente annonce la destitution. Dans une autre entrée consacrée à la descente, an-Nâbulsî écrit que descendre d’une montagne est un bien. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn voit dans cette descente la délivrance.
Selon les détails du rêve
- Monter des marches d’argile ou de brique crue : le bien et une bonne religion (manuel attribué à Ibn Sîrîn, an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn).
- Monter des marches de brique cuite : rien de bon, selon les mêmes livres.
- Monter une échelle, redescendre puis remonter plusieurs fois : œuvrer pour le bien des gens, avec un résultat (Ibn Shâhîn).
- Monter au ciel puis en redescendre : l’humiliation après la gloire. Selon un avis, ce sont les biens de ce monde avec une autorité dans la religion (manuel attribué à Ibn Sîrîn, an-Nâbulsî).
- Monter tout droit, à la verticale : la peine sans bien (an-Nâbulsî).
Selon la personne qui rêve
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn et an-Nâbulsî distinguent plusieurs cas pour l’escalier.
- Un malade monte jusqu’au bout un escalier qu’il ne connaît pas : les livres y voient la mort.
- Un voyageur descend un escalier : il revient de son voyage.
- Un chef descend un escalier : il quitte sa charge.
- Un cavalier descend un escalier : il va à pied.
Pour celui qui exerce une charge, la règle générale vaut aussi. Si la montée signale la charge, la descente signale la destitution.
Ce que le rêve ne dit pas
Les livres ne donnent pas un sens unique à la descente. Descendre d’une montagne signifie l’échec d’une affaire dans un passage et la délivrance dans un autre. L’état du rêveur et les détails du rêve orientent la lecture. Pour la descente du ciel, l’une des deux lectures n’est donnée que « selon un avis ».
Pour le malade qui monte jusqu’au bout un escalier inconnu, gardez ceci à l’esprit. Ces sens sont ceux que donnent les livres ; seul Allah connaît le terme de chacun.
Rien ne garantit qu’un rêve de montée ou de descente se réalisera. L’interprétation reste une conjecture. Trois règles d’interprétation éclairent ces limites : la règle 131 « Le symbole n’a pas de sens fixe », la règle 144 « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens » et la règle 146 « Aucun symbole ne se tranche sans son indice ».
Questions fréquentes
Rêver de monter une colline ou une montagne en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Selon an-Nâbulsî, monter une côte, une colline ou une terrasse signifie obtenir ce que l’on cherche. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn ajoute qu’une montée par des marches ou un chemin sûr rend facile ce que l’on espérait. Une montée tout droit, à la verticale, est au contraire une peine sans bien.
Rêver de descendre un escalier en islam, quelle signification ?
Le sens dépend de la personne qui rêve. Le voyageur revient de son voyage, le chef quitte sa charge, le cavalier va à pied. Ces lectures viennent du manuel attribué à Ibn Sîrîn et d’an-Nâbulsî.
Rêver de monter au ciel puis de redescendre en islam, est-ce mauvais ?
Selon le manuel attribué à Ibn Sîrîn et an-Nâbulsî, descendre du ciel après y être monté marque l’humiliation après la gloire. Selon un avis, c’est au contraire obtenir les biens de ce monde avec une autorité dans la religion. Les détails du rêve et l’état du rêveur départagent ces lectures.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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