Ce que disent les livres classiques
Le premier sens est le repentir. Il se trouve chez an-Nâbulsî, chez al-Isbijâbî et chez al-Qâsimî. An-Nâbulsî précise une condition : si le vomissement est facile et d’un goût agréable, le repentir se fait de bon gré. Al-Isbijâbî dit la même chose d’un vomissement qui n’est pas répugnant. La personne se repent alors d’elle-même, sans contrainte.
Le deuxième sens est la restitution. Le livre al-Badr al-Munîr lit le vomissement comme la restitution des biens pris injustement et des dépôts. Al-Qâsimî rejoint ce sens quand le vomissement se fait sans peine. Il parle alors de rendre un droit à ceux à qui il revient.
Le troisième sens concerne le malade. Selon al-Badr al-Munîr, le vomissement indique la guérison du malade à qui il est bénéfique. La condition compte : sans ce bénéfice, la lecture change, comme le montre la section sur la personne qui rêve.
Le quatrième sens vient aussi d'al-Badr al-Munîr. Le vomissement y désigne la manifestation de ce qui est dans le cœur. Ce que la personne gardait caché sort au jour. Le même livre ajoute un point : si le vomissement est volontaire, la chose se fera par la volonté du rêveur. Son auteur conseille enfin de regarder à la fois le vomissement et ce qui a été vomi.
Selon les détails du rêve
- Vomissement facile : le repentir ou la restitution d’un bien, selon al-Qâsimî.
- Vomissement difficile : une punition, selon al-Qâsimî. An-Nâbulsî parle alors d’un repentir à contrecœur, à la suite d’une épreuve dans le corps ou dans les biens.
- Vomir du sang : le repentir d’un péché ou d’un bien illicite, selon al-Isbijâbî et an-Nâbulsî.
- Vomir en public, sur ses vêtements ou sur un tapis : un malheur, une perte d’argent ou un secret dévoilé, selon al-Badr al-Munîr.
- Avaler ce que l’on a vomi : revenir sur un don que l’on a fait, selon al-Qâsimî.
Selon la personne qui rêve
Pour le malade, tout dépend du bénéfice du vomissement. Dans al-Badr al-Munîr, il est la guérison quand il profite au malade. S’il ne lui profite pas, le livre parle d’une maladie qui se prolonge, ou de la mort. Al-Qâsimî retient aussi ce dernier sens pour le malade qui voit ce rêve.
Pour la femme enceinte, al-Qâsimî lit un vomissement pénible comme le signe d’une fausse couche. Ce sens vise ce cas précis et ne vaut pas pour une autre personne.
Ce que le rêve ne dit pas
Le même geste porte des sens opposés. Facile, le vomissement parle de repentir. Difficile, il parle de punition. Chez le malade, il peut signifier la guérison ou une maladie qui dure. Le rêve seul ne tranche pas : c’est le détail qui oriente la lecture.
Les sens les plus lourds, comme la mort ou la fausse couche, restent des lectures données par les livres. Ils ne sont pas une annonce. Ces sens sont ceux que donnent les livres ; seul Allah connaît le terme de chacun.
Aucune de ces interprétations ne garantit que le rêve se réalisera. Elle reste une conjecture, liée à la personne et aux circonstances. Trois règles d’interprétation éclairent cette prudence. La règle 131 dit : « Le symbole n’a pas de sens fixe ». La règle 144 rappelle : « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens ». La règle 146 précise : « Aucun symbole ne se tranche sans son indice ».
Questions fréquentes
Rêver de vomir du sang en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Selon al-Isbijâbî et an-Nâbulsî, vomir du sang en rêve indique le repentir d’un péché ou d’un bien illicite. Le sens reste lié à l’état de la personne qui rêve et aux autres détails du rêve.
Rêver de vomir quand on est malade, est-ce un bon signe ?
Al-Badr al-Munîr y voit la guérison quand le vomissement profite au malade. S’il ne lui profite pas, le livre parle d’une maladie qui dure, ou de la mort. Seul Allah connaît l’issue de chaque maladie.
Rêver d'avaler son vomi en islam, quelle signification ?
Al-Qâsimî lit ce rêve comme le fait de revenir sur un don que l’on a fait. Le détail de l’avalement change donc le sens du vomissement, qui parle sinon de repentir ou de restitution.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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