Ce que disent les livres classiques
Les trois sens présentés ici viennent d’un même livre : le Ta’tîr al-anâm d’an-Nâbulsî. Chacun répond à une scène précise.
Le premier sens porte sur l’épreuve elle-même, appelée balâ' en arabe. Selon an-Nâbulsî, l’épreuve vue en rêve indique les joies et le bonheur. Elle indique aussi la délivrance qui suit la détresse. L’image paraît sombre, mais le livre la lit comme un signe de joie.
Le deuxième sens vient de l’entrée consacrée à l’angoisse (karb). Celui qui se voit angoissé en rêve a commis un péché, et il le regrette. Le rêve parle ici du rapport du rêveur à ce qu’il a fait.
Le troisième sens se trouve sous l’entrée « être sauvé d’une détresse ». An-Nâbulsî y voit le fruit des bonnes œuvres. Il donne deux exemples : le jeûne et l’aumône. La délivrance vue en rêve renvoie donc au bien accompli.
Ces lectures ne se confondent pas. Avant d’interpréter, il faut savoir ce que le rêveur a vu. Il peut s’agir d’une épreuve, de son propre trouble ou de sa sortie de la peine.
Selon les détails du rêve
Pour ce symbole, aucune nuance de couleur, de lieu ou de taille n’est retenue. Le détail qui oriente la lecture est la scène vue :
- voir une épreuve : les joies, le bonheur et la délivrance après la détresse ;
- se voir soi-même angoissé : un péché commis et regretté ;
- se voir sauvé d’une détresse : le fruit des bonnes œuvres, comme le jeûne ou l’aumône.
Ce que le rêve ne dit pas
Ces sens ne promettent rien. L’interprétation des rêves reste une conjecture. Rien n’assure qu’un rêve se réalisera.
L’épreuve vue en rêve en donne un bon exemple. Son apparence est pénible, et pourtant an-Nâbulsî la lit comme une joie. C’est l’objet de la règle 144, « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens ».
De même, selon ce livre, se voir angoissé en rêve renvoie à un péché que le rêveur regrette.
Un même symbole ne reçoit pas le même sens pour tous. La règle 131, « Le symbole n’a pas de sens fixe », rappelle que l’état du rêveur compte. La règle 146, « Aucun symbole ne se tranche sans son indice », demande de chercher le détail qui oriente la lecture. Vous trouverez ces règles sur la page des règles d’interprétation.
Questions fréquentes
Rêver d'un malheur en islam, est-ce un mauvais présage ?
An-Nâbulsî lit cette image autrement. Pour lui, l’épreuve vue en rêve indique les joies, le bonheur et la délivrance après la détresse. Ce sens reste une conjecture et dépend du rêveur.
Rêver qu'on est angoissé en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
An-Nâbulsî lie cette scène à un péché. Celui qui se voit angoissé en rêve a commis une faute, et il la regrette. Le rêve parle ici de son état intérieur.
Rêver d'échapper à une détresse en islam, quelle signification ?
Selon an-Nâbulsî, être sauvé d’une détresse en rêve montre le fruit des bonnes œuvres. Il cite le jeûne et l’aumône comme exemples. Le rêve renvoie au bien accompli.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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