Ce que disent les livres classiques
Al-Badr al-Munîr part d’une idée simple : le malade est empêché d’agir. De là viennent plusieurs sens. Pour le voyageur, la maladie annonce un empêchement. Elle peut aussi indiquer l’arrêt des moyens de subsistance.
Le même livre donne un sens qui dépend de la conduite du rêveur. Pour le débauché, la maladie annonce le repentir. Pour celui qui s’était repenti, elle annonce au contraire une rechute. Al-Badr al-Munîr explique ces sens par la même raison : la maladie empêche d’agir.
Pour al-Qâsimî, l’interprétation de la maladie n’est pas favorable, car il y voit un trouble dans la religion du rêveur.
Enfin, al-Badr al-Munîr lit la maladie d’un membre précis comme un mal qui touche ce que ce membre représente. Il demande d’examiner chaque maladie à part. Il rapporte ainsi ses propres réponses à des rêveurs. Un homme avait vu son œil devenu aveugle : l’auteur lui annonça la perte d’un miroir où il se regardait. Un autre avait vu une ophtalmie à son œil : un miroir à lui allait se rouiller. Un pauvre avait vu son œil disparaître : il allait perdre une lampe ou une lanterne. Ces réponses montrent la méthode : on cherche ce que le membre représente dans la vie du rêveur.
Selon les détails du rêve
- Une maladie longue : selon un avis rapporté par al-Qâsimî et Ibn Shâhîn, les péchés du rêveur tombent, et une bonne fin l’attend.
- Être malade sans douleur : une grande joie, et pas de mort cette année-là. Ibn Shâhîn rapporte cet avis au nom d’Ibn Sîrîn ; al-Qâsimî l’attribue à certains interprètes.
- Un malade qui se voit guéri, sorti de chez lui et parlant aux gens : la guérison. S’il sort sans parler à personne, cela peut annoncer sa mort (al-Qâsimî, Ibn Shâhîn).
- Une maladie liée au froid : la négligence des devoirs envers Allah, selon le manuel attribué à Ibn Sîrîn.
- Une maladie liée à la chaleur : des soucis venant d’un gouverneur, selon le même manuel.
- Une maladie qui touche un seul membre : elle frappe la personne ou la chose que ce membre représente (al-Badr al-Munîr).
Selon la personne qui rêve
Pour le voyageur, la maladie annonce un empêchement. Pour le débauché, elle annonce le repentir. Pour celui qui s’était repenti, elle annonce une rechute. Le même rêve prend donc un sens contraire selon l’état de la personne.
Le malade qui se voit guéri doit regarder ce qu’il fait hors de chez lui. S’il parle aux gens, les livres y lisent la guérison. S’il ne parle à personne, le rêve peut annoncer sa mort.
Ce que le rêve ne dit pas
Un même rêve peut porter deux sens opposés. La maladie annonce le repentir du débauché, mais la rechute du repenti. Al-Qâsimî ne la tient pas pour favorable, alors qu’une maladie longue ou sans douleur reçoit un sens heureux. Le sens de la maladie longue n’est donné que selon un avis. Quand il s’agit de la mort d’un malade, Ibn Shâhîn dit seulement que cela peut l’annoncer, sans trancher.
Ces sens sont ceux que donnent les livres ; seul Allah connaît le terme de chacun.
Aucune interprétation ne garantit que le rêve se réalisera. Elle reste une conjecture, liée au rêveur et aux détails. Les règles d’interprétation du site le rappellent. La règle 131 « Le symbole n’a pas de sens fixe » : tout dépend de l’état du rêveur. La règle 144 « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens » : une maladie vue en rêve ne se lit pas forcément comme une maladie du corps. La règle 146 « Aucun symbole ne se tranche sans son indice » : il faut le détail du rêve et la situation de la personne.
Questions fréquentes
Rêver d'être malade sans avoir mal en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ibn Shâhîn rapporte au nom d’Ibn Sîrîn que ce rêve annonce une grande joie. Il y lit aussi que le rêveur ne mourra pas cette année-là. Ce sens reste une interprétation, qui dépend du rêveur et des détails.
Rêver qu'un malade guérit en islam, est-ce bon signe ?
Si le malade se voit guéri, sorti de chez lui et parlant aux gens, al-Qâsimî et Ibn Shâhîn y voient la guérison. S’il sort sans parler à personne, le rêve peut annoncer sa mort. Seul Allah connaît le terme de chacun.
Rêver qu'un de ses membres est malade en islam, que signifie ce rêve ?
Al-Badr al-Munîr lit la maladie d’un membre comme un mal qui touche ce que ce membre représente. Pour l’œil, il cite par exemple un miroir, une lampe ou une lanterne. Le sens dépend donc du membre et de la vie du rêveur.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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