Ce que disent les livres classiques
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn voit dans le vent le souverain lui-même. La raison donnée est sa force et son emprise sur les autres créatures. Parfois, le vent représente aussi son pouvoir, ses soldats, ses ordres et ses serviteurs.
Quand le vent se lève avec force, al-Qâsimî y lit des soucis et de la peur qui gagnent les gens. Leur mesure suit celle du vent : l’inquiétude grandit avec sa violence. Ibn Shâhîn, citant Ibn Sîrîn, parle lui aussi de peur pour les gens du lieu.
Si le vent arrache les arbres ou démolit les maisons, le sens s’alourdit. Al-Qâsimî parle de malheurs qui frappent ce lieu. Pour un vent qui arrache les arbres, Ibn Shâhîn donne l’exemple d’une épidémie. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn y voit, lui aussi, un malheur qui touche les gens en général.
Le vent doux porte le sens inverse. Pour le manuel attribué à Ibn Sîrîn, un vent doux, léger et pur est un bien et une bénédiction. Ibn Shâhîn, citant al-Kirmânî, rattache le vent tempéré à la santé. Dans le même chapitre, il rapporte que certains vents légers annoncent des profits, la guérison et le repos. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn associe parfois le vent à la fertilité, surtout les vents qui fécondent les plantes.
Enfin, al-Qâsimî traite du rêveur que le vent porte d’un lieu à un autre. Il y voit un long voyage, ou une élévation.
Selon les détails du rêve
- La peur et la clarté : le manuel attribué à Ibn Sîrîn distingue le rêveur porté sans frayeur, sans obscurité ni brouillard, de celui qui est emporté avec peur, dans l’obscurité ou la poussière. Le premier cas est favorable, le second ne l’est pas (voir la section suivante).
- Deux vents qui se rencontrent : deux armées face à face, selon al-Qâsimî.
- Vent brûlant : des maladies brûlantes, chez Ibn Shâhîn d’après al-Kirmânî, et dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn.
- Vent glacial : des maladies du froid, chez Ibn Shâhîn d’après al-Kirmânî.
- Posséder le vent, le maîtriser : obtenir un pouvoir, selon al-Qâsimî.
Selon la personne qui rêve
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn précise le sens d’être porté par le vent selon le rêveur.
Si le rêveur est porté sans frayeur, sans obscurité ni brouillard, ce manuel y lit, pour celui qui en est digne, le fait de gouverner les gens. Pour celui qui navigue, ou qui souhaite partir en mer, il y voit un voyage en mer sain et sauf. Pour le pauvre, ce rêve désigne une subsistance.
Si le rêveur est emporté en ayant peur, ou dans l’obscurité et la poussière, le sens change. Pour celui qui est en mer, le manuel y lit le naufrage de son navire. Pour le malade, il y lit l’aggravation de sa maladie.
Ce que le rêve ne dit pas
Le vent n’a pas un sens unique. Le même symbole couvre le bien, la bénédiction et la santé, mais aussi la peur, les malheurs et la maladie. Ce qui oriente la lecture, c’est la force du vent, son effet sur le lieu et l’état du rêveur pendant le rêve.
Le lien au souverain vient du manuel attribué à Ibn Sîrîn. Ses soldats, ses ordres et ses serviteurs n’y apparaissent que parfois. Un vent violent ne garantit aucun malheur, et un vent doux ne garantit aucun profit. Rien ne dit que le rêve se réalisera.
Pour aller plus loin, consultez les règles d’interprétation. La règle 131, « Le symbole n’a pas de sens fixe », rappelle que l’état du rêveur change le sens. La règle 144 s’intitule « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens ». La règle 146, « Aucun symbole ne se tranche sans son indice », invite à chercher le détail qui oriente la lecture.
Questions fréquentes
Rêver d'un vent violent en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Selon al-Qâsimî, un vent qui se lève avec force signale des soucis et de la peur, à la mesure de ce vent. Ibn Shâhîn parle de peur pour les gens du lieu. S’il arrache les arbres ou démolit les maisons, les livres parlent de malheurs qui frappent ce lieu, comme une épidémie.
Rêver d'être emporté par le vent en islam, que signifie ce rêve ?
Al-Qâsimî y voit un long voyage, ou une élévation. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn tient compte de la peur. Porté sans frayeur ni obscurité, le rêve indique une subsistance pour le pauvre. Emporté avec peur ou dans la poussière, il indique pour le malade une aggravation de son mal.
Rêver d'un vent doux en islam, est-ce un bon signe ?
Pour le manuel attribué à Ibn Sîrîn, un vent doux, léger et pur est un bien et une bénédiction. Ce même manuel lie parfois le vent à la fertilité. Ibn Shâhîn rattache le vent tempéré à la santé, et certains vents légers aux profits et au repos. Le sens dépend toujours des détails du rêve et de la personne qui rêve.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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