Ce que disent les livres classiques
Le premier sens est la maladie. Al-Qâsimî écrit que voir une pastèque ou en manger, c’est une maladie. Al-Isbijâbî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn disent aussi que la pastèque est une maladie. Ibn Shâhîn donne ce sens pour la pastèque jaune : la maladie et l’affection, surtout pour celui qui en mange.
Le deuxième sens est le souci imprévu. Selon un avis rapporté par al-Isbijâbî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn, celui que la pastèque atteint reçoit un souci d’où il ne l’attendait pas. Al-Isbijâbî le redit dans un autre passage : un souci venu d’où l’on ne sait pas.
Un autre avis va dans le sens inverse. Ibn Shâhîn l’attribue à Ibn Sîrîn : manger de la pastèque, c’est sortir du chagrin, et si le rêveur est en prison, il est libéré. Al-Isbijâbî rapporte lui aussi, au nom d’Ibn Sîrîn, que la pastèque mangée par le prisonnier marque sa sortie de prison.
La pastèque verte qui n’est pas mûre a un sens à part. Al-Isbijâbî, le manuel attribué à Ibn Sîrîn et Ibn Shâhîn y voient la santé du corps. Al-Isbijâbî précise : pour celui qui en mange dans le rêve.
Un dernier cas figure chez al-Isbijâbî et dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn. Celui qui se voit tendre la main vers le ciel et y prendre une pastèque recherche le pouvoir. Le texte ajoute qu’il l’obtient vite.
Selon les détails du rêve
- Verte, douce et en sa saison : la manger indique un chagrin qui s’en va, à la mesure de ce que vous mangez. Ce qui reste du fruit désigne du souci et du chagrin (Ibn Shâhîn).
- Jaune : trouver une pastèque jaune et en manger, c’est tomber dans un souci dont on ne trouve pas l’issue (Ibn Shâhîn).
- En grande quantité : avoir chez soi beaucoup de pastèques indique la peine et l’épreuve, sans remède en vue (Ibn Shâhîn).
- Vue en sa saison : la pastèque désigne une femme qui apporte profit et subsistance (Ibn Shâhîn).
- Jetées dans la maison : al-Isbijâbî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn rapportent un cas. Un homme vit qu’on lui jetait des pastèques dans sa maison. L’interprète annonça qu’autant de membres de sa famille mourraient, et le récit dit que ce fut ainsi.
Selon la personne qui rêve
Le sens change avec la situation du rêveur. Pour le prisonnier, l’avis attribué à Ibn Sîrîn fait de la pastèque mangée une libération. La maladie vise surtout celui qui mange le fruit dans le rêve, et Ibn Shâhîn le dit de la pastèque jaune. Les livres cités ici ne donnent pas de sens propre à l’homme ou à la femme, au marié ou au célibataire.
Ce que le rêve ne dit pas
Les livres donnent pour la pastèque des sens qui s’opposent. Manger le fruit peut désigner la maladie ou, selon un autre avis, la sortie du chagrin. Dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn, le souci imprévu est lui aussi présenté comme un avis. Aucun de ces sens ne s’impose à tous les rêveurs.
Le cas des pastèques jetées dans la maison est un récit rapporté sur un rêveur précis. Ces sens sont ceux que donnent les livres ; seul Allah connaît le terme de chacun.
L’interprétation reste une conjecture. Trois règles aident à la lire : la règle 131, « Le symbole n’a pas de sens fixe », la règle 144, « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens », et la règle 146, « Aucun symbole ne se tranche sans son indice ».
Questions fréquentes
Rêver de manger de la pastèque en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Al-Qâsimî y voit la maladie. Ibn Shâhîn le dit de la pastèque jaune, surtout pour qui en mange. Selon un autre avis attribué à Ibn Sîrîn, manger de la pastèque fait sortir du chagrin, et pour un prisonnier, ce même avis y lit la libération.
Rêver d'une pastèque jaune en islam, est-ce un mauvais signe ?
Ibn Shâhîn rattache la pastèque jaune à la maladie, surtout pour qui en mange. Trouver une pastèque jaune et en manger désigne, dans son livre, un souci dont on ne trouve pas l’issue. Le sens reste lié à votre état et aux autres détails du rêve.
Rêver d'une pastèque verte en islam, quelle signification ?
La pastèque verte qui n’est pas mûre indique la santé du corps chez al-Isbijâbî, Ibn Shâhîn et dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn. Mangée douce et en sa saison, elle désigne chez Ibn Shâhîn un chagrin qui s’en va, à la mesure de ce que vous mangez. Ce qui en reste désigne du souci et du chagrin.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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