Ce que disent les livres classiques
Ibn Shâhîn rapporte l’avis d’Abû Sa’îd al-Wâ’iz sur le rocher. Pour lui, le rocher est joie, allégresse et vie large. C’est le sens heureux du symbole.
Al-Qâsimî consacre un passage aux rochers. Il envisage d’abord deux gestes du rêveur : descendre d’un rocher, ou peiner sur un rocher. Dans ces deux cas, il lit le rêve comme celui de la montagne. Le rocher ne se lit plus pour lui-même. Il prend les sens que les interprètes donnent à la montagne.
Le même auteur s’arrête sur un autre geste. Celui qui se voit transporter des pierres s’attelle à une affaire difficile. Al-Qâsimî ne précise ni la nature de cette affaire ni son issue.
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn décrit un cas précis : des rochers solides, détachés et jetés à terre. Ces rochers désignent parfois les morts. Le manuel en donne la raison. Ces rochers sont coupés des montagnes vivantes, qui glorifient Allah.
Le même manuel rattache aussi les rochers aux gens au cœur dur, insouciants et ignorants. Il rappelle que les sages comparent l’ignorant à la pierre. Selon lui, l’idée de dureté vient parfois de la nature même de la pierre. Ce sens vise un trait de caractère, sans désigner personne en particulier.
Ces lectures ne portent pas toutes sur la même scène : descendre d’un rocher, porter des pierres, voir des rochers solides jetés à terre.
Selon les détails du rêve
- Une pierre qui tombe du ciel sur les gens, s’ils s’attendent à une guerre : elle les atteint, ou c’est un malheur pour eux. Al-Qâsimî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn donnent ce sens.
- La même pierre, sans attente de guerre : il y a en ce lieu des sauterelles, de la grêle, du vent, une amende ou un pillage, selon al-Qâsimî.
- De grandes pierres jetées du ciel sur les gens : le manuel attribué à Ibn Sîrîn y voit un châtiment qui descend sur ce lieu.
- La forme de ce châtiment : le manuel cite l’épidémie, les sauterelles, la grêle, le vent, l’amende, la razzia ou le pillage. Il rapproche ce sens de l’histoire des gens de l’Éléphant.
- La pierre dure, le silex : Ibn Shâhîn la lit comme les pierres, mais en plus fort et plus puissant.
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn ajoute une précision. La portée de ces pierres tombées du ciel se mesure aux détails du rêve et aux indices de la vie éveillée.
Ce que le rêve ne dit pas
Le rocher porte des sens opposés. D’un côté, la joie et une vie large. De l’autre, la dureté du cœur, l’insouciance ou les morts. Le symbole seul ne permet pas de choisir entre ces lectures.
Le sens des morts reste conditionnel. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn écrit « parfois », et il le réserve aux rochers solides, détachés et jetés à terre. Un rocher vu en rêve ne suffit donc pas à le retenir.
Les pierres qui tombent du ciel concernent un lieu et ses habitants. Leur sens dépend de l’état de ce lieu, par exemple d’une guerre attendue. Sans cet indice, la lecture change.
Aucun de ces sens n’est une promesse. Un rêve peut ne pas se réaliser, et l’interprète peut se tromper. Trois règles d’interprétation éclairent ces limites. La règle 131, « Le symbole n’a pas de sens fixe », rappelle que l’état du rêveur oriente la lecture. La règle 144, « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens », met en garde contre une lecture trop littérale. La règle 146, « Aucun symbole ne se tranche sans son indice », demande de chercher le détail qui décide.
Questions fréquentes
Rêver d'un rocher en islam, est-ce un bon signe ?
Ibn Shâhîn rapporte l’avis d’Abû Sa’îd al-Wâ’iz : le rocher est joie, allégresse et vie large. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn lui donne aussi des sens plus durs, comme les gens au cœur dur et insouciants. Le sens dépend de vous et des détails du rêve.
Rêver de porter des pierres en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Selon al-Qâsimî, celui qui se voit transporter des pierres s’attelle à une affaire difficile. Le livre ne dit rien de l’issue de cette affaire. Les autres détails du rêve orientent la lecture.
Rêver de pierres qui tombent du ciel en islam, que signifie ce rêve ?
Selon al-Qâsimî et le manuel attribué à Ibn Sîrîn, si les gens s’attendent à une guerre, la pierre les atteint, ou c’est un malheur pour eux. Sinon, al-Qâsimî y voit des sauterelles, de la grêle, du vent, une amende ou un pillage en ce lieu. De grandes pierres jetées du ciel désignent, dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn, un châtiment qui descend sur l’endroit.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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