Ce que disent les livres classiques
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn et al-Qâsimî posent la même base. La couche connue du rêveur, celle qu’il reconnaît comme la sienne, représente son épouse. Ce qu’il y voit de bon ou de mauvais se rapporte à elle. Il en va de même pour ce qui s’y ajoute ou ce qui en manque.
Le lit, lui, désigne la puissance et le rang de l’homme. Ce sens figure chez Ibn Shâhîn et dans le manuel attribué à Ibn Sîrîn.
Ibn Shâhîn rapporte, d’après as-Sâlimî, le cas d’un lit inconnu sur lequel se trouve une couche. C’est un bon signe. Si le rêveur s’y assoit et qu’il est digne de la royauté, il l’obtient. S’il n’en est pas digne, il obtient une place élevée.
Le même auteur, avec le manuel attribué à Ibn Sîrîn, traite aussi du lit nu. S’asseoir sur un lit sans couche indique un voyage. La présence ou l’absence de la couche change donc la lecture.
Enfin, le manuel attribué à Ibn Sîrîn cite un autre avis. Selon cet avis, être sur un lit signifie retrouver une chose qui était sortie de ses mains.
Selon les détails du rêve
Les livres s’arrêtent sur ce que le rêveur fait de sa couche et sur l’état du lit.
- Quitter sa couche pour une autre : épouser une autre femme, et peut-être divorcer de la première (manuel attribué à Ibn Sîrîn, al-Qâsimî).
- Plier sa couche et la ranger de côté : le rêveur s’éloigne de son épouse, ou elle de lui, ou il l’évite. Si un autre signe de séparation s’y ajoute : le décès de l’un des deux époux, ou un divorce (manuel attribué à Ibn Sîrîn).
- Le lit se casse : le rêveur perd sa puissance et son autorité. Sinon, il est séparé de son épouse, par la mort ou de son vivant (Ibn Shâhîn, manuel attribué à Ibn Sîrîn).
- La couche décrit l’épouse : moelleuse, elle est obéissante ; large, elle a bon caractère ; blanche, elle a de la religion ; verte, elle est assidue dans l’adoration ; déchirée, elle n’a pas de religion (manuel attribué à Ibn Sîrîn).
Selon la personne qui rêve
Ibn Shâhîn précise plusieurs cas selon la situation du rêveur. Devant un lit inconnu garni d’une couche, le célibataire se marie et l’homme marié obtient ce qu’il veut. La royauté ne concerne que celui qui s’y assoit et qui en est digne. Celui qui s’y assoit sans en être digne obtient une place élevée.
Pour un malade, voir que l’on dresse son lit indique qu’il se rétablit. Pour une femme sans mari, voir que l’on porte un lit chez elle indique qu’elle se marie.
Ce que le rêve ne dit pas
Un même lit peut porter des sens différents. Cassé, il parle de la perte de la puissance et de l’autorité, ou d’une séparation d’avec l’épouse. Seul le contexte du rêve permet de choisir. Le sens « retrouver une chose qui était sortie de ses mains » n’est donné que selon un avis. La couche pliée ne renvoie à un décès ou à un divorce que si un autre signe de séparation l’accompagne. Ces sens sont ceux que donnent les livres ; seul Allah connaît le terme de chacun.
Aucune de ces lectures ne garantit que le rêve se réalisera. L’interprétation reste une conjecture. Les règles d’interprétation le rappellent. Règle 131 « Le symbole n’a pas de sens fixe » : l’état du rêveur change le sens. Règle 144 « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens ». Règle 146 « Aucun symbole ne se tranche sans son indice ».
Questions fréquentes
Rêver de son propre lit en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Selon le manuel attribué à Ibn Sîrîn et al-Qâsimî, la couche que vous connaissez représente votre épouse. Ce que vous y voyez de bon ou de mauvais se rapporte à elle. Une couche qui s’améliore ou se dégrade se lit donc dans ce sens.
Rêver d'un lit cassé en islam, est-ce mauvais ?
Ibn Shâhîn y lit la perte de la puissance et de l’autorité du rêveur. Sinon, le lit cassé indique une séparation d’avec l’épouse, par la mort ou de son vivant. Le reste du rêve oriente vers l’un ou l’autre sens.
Rêver d'être assis sur un lit en islam, quelle signification ?
Tout dépend de la couche. S’asseoir sur un lit sans couche indique un voyage. Sur un lit inconnu garni d’une couche, c’est la royauté pour qui en est digne, sinon une place élevée.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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