Ce que disent les livres classiques
Al-Badr al-Munîr classe les êtres humains vus en rêve en cinq catégories. La première est le petit enfant de quatre ans et moins. Le porter ou l’avoir indique un malheur. L’auteur en donne la raison : cet enfant est petit, il demande de la peine et il n’est encore utile à rien. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn rapporte un avis proche : selon cet avis, les petits garçons indiquent des soucis mineurs.
La deuxième catégorie d’al-Badr al-Munîr est l’enfant de cinq ans et plus. Il indique les profits et le repos, car il est utile pour accomplir les besoins. Le commentaire précise le cas de celui qui a de tels enfants et des besoins. Il y lit l’accomplissement de ces besoins et la facilité dans ses affaires.
Le même commentaire pose une limite. Si ces enfants sont plus nombreux qu’il n’est d’usage pour quelqu’un dans votre situation, le sens devient celui de soucis et de dépenses, car il faut subvenir à leurs besoins.
An-Nâbulsî traite de l’enfant plus âgé. Pour lui, le jeune adolescent est une bonne nouvelle. Le garçon devenu adulte indique la puissance et la force.
Le manuel attribué à Ibn Sîrîn donne enfin un sens à part. L’enfant y représente un ennemi faible. Cet ennemi montre d’abord de l’amitié, puis de l’hostilité.
Selon les détails du rêve
- Garçon ou fille. Ibn Qutayba distingue les deux. Le garçon indique de l’angoisse. La fille indique un bien que le rêveur obtiendra.
- Des enfants nés de vous. Selon le manuel attribué à Ibn Sîrîn, voir de nombreux enfants naître de soi indique des soucis. On ne peut pas élever des enfants sans en connaître.
- Porter l’enfant. Chez al-Badr al-Munîr, porter un petit enfant de quatre ans ou moins fait partie des cas qui indiquent un souci.
- Le nombre. Des enfants de cinq ans et plus en nombre excessif pour votre situation indiquent des soucis et des dépenses.
- L’âge. Le sens varie avec l’âge de l’enfant. Al-Badr al-Munîr lit un souci dans le petit enfant et un profit à partir de cinq ans. An-Nâbulsî lit une bonne nouvelle dans le jeune adolescent et la puissance dans le garçon devenu adulte.
Ce que le rêve ne dit pas
Ces sens se contredisent en apparence. Un enfant peut indiquer un souci ou un profit selon son âge. Les enfants de cinq ans et plus indiquent un repos, mais leur excès indique une charge. Chez Ibn Qutayba, le garçon indique l’angoisse et la fille un bien.
Aucun de ces sens ne s’applique seul. Dans ces livres, l’enfant vu en rêve se lit comme un symbole : un souci, un profit, une bonne nouvelle, un ennemi. Rien n’assure que le rêve se réalisera. Chaque lecture dépend de la personne qui rêve et des détails de la scène.
Trois règles d’interprétation éclairent ce symbole. La règle 131, « Le symbole n’a pas de sens fixe », rappelle que l’état du rêveur oriente la lecture. La règle 144, « L’apparence d’un rêve ne dit pas son sens » : voir un petit enfant peut sembler joyeux, mais les livres y lisent un souci. La règle 146, « Aucun symbole ne se tranche sans son indice » : l’âge, le nombre et le sexe de l’enfant servent ici d’indices.
Questions fréquentes
Rêver de porter un bébé en islam, qu'est-ce que ça veut dire ?
Pour al-Badr al-Munîr, porter un petit enfant de quatre ans ou moins indique un souci. Cet enfant demande des soins et ne rend encore aucun service. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn rapporte aussi un avis selon lequel les petits garçons indiquent des soucis mineurs.
Rêver d'avoir beaucoup d'enfants en islam, est-ce un bon signe ?
Les livres y voient plutôt une charge. Des enfants plus nombreux qu’il n’est d’usage pour votre situation indiquent des soucis et des dépenses, selon al-Badr al-Munîr. Le manuel attribué à Ibn Sîrîn lit de nombreux enfants nés de soi comme des soucis, car on ne les élève pas sans en connaître.
Rêver d'une fille ou d'un garçon en islam, quelle différence ?
Ibn Qutayba distingue les deux. Le garçon indique de l’angoisse. La fille indique un bien que le rêveur obtiendra. Comme tout symbole, cette lecture reste à rapporter à l’état du rêveur et aux détails du rêve.
Sens relevés dans les dictionnaires classiques (an-Nâbulsî, Ibn Shâhîn, al-Isbijâbî, al-Qâsimî, manuel attribué à Ibn Sîrîn, Ibn Qutayba, al-Badr al-Munîr), traduits de l'arabe et vérifiés passage par passage. Aucun sens inventé. L'interprétation d'un rêve reste une conjecture qui dépend du rêveur : voir les règles du ta'bîr.
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